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"Scrupule de la Beauté" :

Un poète, Paul Verlaine...

Verlaine au Café Procope, par Cazals


La librairie Abraxas-Libris a un rapport un peu particulier avec Paul Verlaine, un poète important du panthéon francophone, beaucoup trop éclipsé à notre goût par d'autres poètes de la même époque, et par la relative discrétion de ses vers tellement simples en apparence. L'une de nos dernières grandes fiertés est d'avoir accompagné la vente remarquable d'un grand collectionneur verlainien, proche de la librairie. Et à l'occasion de nouvelles arrivées d'ouvrages du poète, il nous paraissait évident de réaliser ce petit portrait.

Tout commence pour Paul Verlaine à la publication de ses "Poèmes saturniens", en 1866. Proche, dans l'esprit, du courant du premier Parnasse, ses vers s'en détachent pourtant quelque peu car l'influence de Charles Baudelaire d'une part, mais surtout cet "effort vers l'Expression, vers la sensation rendue" dont il parle à Stéphane Mallarmé dans une de ses lettres, l'occupent déjà de manière importante.

Deux évènements vont venir bouleverser dans sa vie le cours de sa poésie : le premier, c'est la Commune de Paris, évènement politique pour lequel le poète prendra fait et cause. 

Le second, bien entendu, c'est sa rencontre avec Arthur Rimbaud. Paul Verlaine va suivre le jeune poète dans ses périgrinations en Belgique et en Angleterre, quittant sa femme, Mathilde Mauté, qu'il avait épousé en 1870. Mais cette relation, comme on le sait, finira en 1873, avec l'incarcération de Paul Verlaine  pour avoir tiré sur Arthur Rimbaud et l'avoir blessé au poignet. 

Dans les prisons de Bruxelles puis de Mons, Paul Verlaine va découvrir en lui une foi mystique, qui le fera se convertir au catholiscisme, et écrire les poèmes de "Sagesse".

Parallèlement, Paul Verlaine entreprend une démarche critique, en publiant des portraits de poètes amis (Stéphane Mallarmé, Tristan Corbière et Arthur Rimbaud), dans la revue Lutèce, sous le nom, devenu fameux, de "poètes maudits". Peu à peu, la scène critique française va découvrir en lui les racines des poètes symboliste, puis décadents, qui fleurissent alors. Paradoxalement, à mesure que cette renommée monte, Paul Verlaine s'enfonce dans la misère. Alors que J. K. Huysmans, dans son À Rebours, l'encense et le présente comme un poète essentiel de l'époque, alors que même Gabriel Vicaire et Henri Beauclair lui donne une place prééminente dans l'histoire de la littérature dite décadente, alors même que Reynaldo Hahn, un jeune compositeur, chante partout ses "Chansons grises", composées sur sept poèmes de l'auteur, il vivotte, oscillant entre l'hôpital et le café. Il en vient même à être couronné "Prince des poètes", en 1894, et commence à toucher la rente associée au titre. Mais épuisé, il meurt en 1896 à l'âge de 51 ans.

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