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Bibliographie baudelairienne :

quelques grandes étapes

Charles Baudelaire (1821-1867)

 

Ame curieuse qui souffres

Et vas cherchant ton paradis,

Plains moi !... sinon, je te maudis !

Vers 1839 :
Charles Baudelaire décide d'être "auteur"
25 mai 1845 :
"A une Dame créole", premier poème signé de son nom, dans l'Artiste.
juillet 1848 :
"Révélation magnétique", première de ses traductions de Poe publiée, dans La Liberté de penser.
avril 1851 :
Sous le titre collectif " Les Limbes", publication par le messager de l'Assemblée de onze poèmes dont "La Cloche félée", "Les Chats", "De Profundis clamavi"
mars et avril 1852 :
La Revue de Paris publie "Edgar Allan Poe, sa Vie et ses Ouvrages", première des notices sur Poe.
mars 1853 :
"Le Corbeau" d'E.A. Poe, traduit par Charles Baudelaire, est publié dans L'Artiste
juin 1855 :
Dix-huit poèmes réunis sous le titre "Les Fleurs du Mal" sont publiés par la Revue des Deux Mondes, accompagnés d'une mise en garde de la rédaction : "en publiant les vers qu'on va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien l'esprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. (...)" Pré-originale des "Fleurs" donc.
juin 1855 :
Deux poèmes en prose, "Le Crépuscule du Soir" et "La Solitude", paraissent dans "Hommage à C.F. Denecourt.", ouvrage collectif publié chez Hachette.
mars 1856 :
"Histoires extraordinaires", premier recueil des traductions de Poe par Baudelaire, paraît en volume chez Michel Lévy. (Un long rêve que Baudelaire fit au matin du 13 mars - au lendemain de la mise en vente de ce premier livre - et qu'il a raconté dans une lettre à son ami Charles Asselineau, a donné matière au magnifique essai de Michel Butor : "Histoire extraordinaire")
février 1857 :
Gustave Flaubert est acquitté de l'accusation d'outrage aux bonnes moeurs et à la morale publique pour "Madame Bovary". Son livre est un grand succés de librairie.
mars 1857 :
"Nouvelles Histoires extraordinaires" second recueil des traductions de Poe, publié en volume chez Michel Lévy.
25 juin 1857 :

"Les Fleurs du Mal" paraissent en volume chez Poulet-Malassis et de Broise, imprimeurs-éditeurs à Alençon et à Paris. Cent poèmes, dont cinquante deux inédits. Le Parquet de Paris poursuit, pour offense à la morale publique et à la morale religieuse.

Tirage : 1100 exemplaires dont plus d'une vingtaine sur Hollande. Après le jugement du 20 aôut Malassis a mis en vente un certain nombre d'exemplaires amputés des poèmes interdits (environ 200).

20 aôut 1857 :

Jeanne Duval le 27 février 1865

Baudelaire, qui pensait-tout comme Flaubert avant lui -"rentrer dans la postérité comme un boulet de canon", se voit condamné, pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, à 300 Francs d'amende. Six poèmes doivent être retirés : "Les Bijoux", "Le Léthé", "A celle qui est trop gaie", "Lesbos" "Femmes damnées - Delphine et Hippolyte", " Les Métamorphoses du Vampire". Les éditeurs sont condamnée à 100 francs d'amende chacun. Le délit d'outrage à la morale religieuse n'est pas retenu : "Le Reniement de Saint-Pierre", "Les Litanies de Satan", Abel et Caïn", "Le Vin de L'Assassin", échappent au censeur.
24 aôut 1857 :
Réunis sous le titre "Poèmes nocturnes" six poèmes en prose sont publiés dans le Présent.
mai 1858 :
"Les Aventures d'Arthur Gordon Pym", troisième volume des traductions de Poe, est publié chez Michel Lévy.
mai 1860 :

"Les Paradis artificiels" est publié chez Poulet-Malassis et de Broise.

Tirage : D'après la feuille de dépot à la préfecture de l'Orne, 1500 exemplaires. D'après Poulet-Malassis : 12 exemplaires sur grand papier de Hollande, 4 sur papier de Chine et 1200 sur papier d'Angoulême.

février 1861 :

une femme pour Asselineau

La deuxième édition des "Fleurs du Mal" paraît chez Poulet-Malassis et de Broise, augmentée de trente cinq poèmes nouveaux (dont un seul non publié en revue auparavant) et, bien sûr, sans les six pièces comdamnées en 1857. Baudelaire écrit à sa mère : "Pour la première fois de ma vie, je suis presque content. Le livre est presque bien (...)" Le parquet de Paris vigilant, s'assure que les pièces condamnées n'y figurent pas, prend connaissance des poèmes nouveaux, les juge plein de "dévergondage" mais renonce à poursuivre.

Tirage : 1500 exemplaires, 4 exemplaires sur Chine (d'après Asselineau) et quelques exemplaires sur Hollande et vélin fort que Baudelaire fit tirer à ses frais.

14 juillet 1861 :
Poulet-Malassis se sépare de son beau-frère de Broise. Il conserve la maison d'édition tandis que de Broise conserve l'imprimerie à Alençon.
décembre 1861 :
Baudelaire se porte candidat à l'Académie française, au fauteuil de Lacordaire. Il se désistera en février 1862, encouragé en ce sens par un Saint-Beuve plus cauteleux que jamais., et après avoir écrit à Vigny à propos des "Fleurs" : "Le seul éloge que je sollicite pour ce livre est qu'on reconaisse qu'il n'est pas un pur album et qu'il a un commencement et une fin."
décembre 1862 :
La maison d'édition Poulet-Malassis est mise en faillite. Poulet-Malassis est incacéré pour dettes. Après plus de quatre mois de régime préventif il sera condamné, en avril 1863, à un mois de prison.
septembre 1863 :
Poulet-Malassis s'installe à Bruxelles, loin des foudres de l'injustice impériale.
novembre 1863 :
Parution d'"Eureka" chez Michel Lévy, quatrième volume des traductions de Poe.
novembre 1863 :
Sous le titre collectif "le Spleen de Paris", qui apparaît pour la première fois, six poèmes en prose sont publiés dans le Figaro, en deux livraisons.

avril 1864 :

Baudelaire par lui même

Baudelaire rejoint Poulet-Malassis dans son exil bruxellois. Il doit donner des conférences-lectures (à l'exemple de Poe en son temps et en Amérique) dans plusieurs villes de Belgique. Il caresse le projet de trouver (comme Victor Hugo exilé) un éditeur belge-oublieux de ce que Poulet-Malassis détient les droits de ses oeuvres propres (Lévy détient ceux des traductions de Poe) et de ce qu'il a également, et malgré cela, traité avec Hetzel en 1863 ?...
décembre 1864 :
Six poèmes en prose sont publiés dans la Nouvelle Revue de Paris, sous le titre collectif "Le Spleen de Paris" dont c'est la deuxième parution.
mars 1865 :
Parution des "Histoires grotesques et sérieuses" chez Michel Lévy, cinquième volume des traductions de Poe.

juillet 1865 :

 

Après accord avec Hetzel puis Poulet-Malassis, Baudelaire redevient propriètaire de ses oeuvres propres, passées et futures, et se met en quête d'un éditeur à qui vendre le tout "en bloc". Jusqu'à la fin de sa vie ses démarches resteront vaines.
février 1866 :

Poulet-Malassis publie "les Epaves" précédées d'un avertissement débutant comme suit :

"Ce recueil est composé de morceaux poétiques, pour la plupart condamnés ou inédits, auxquels M. Charles Baudelaire n'a pas cru devoir faire place dans l'édition définitive des Fleurs du Mal." Soit vingt trois poèmes, dont les six pièces condamnées en 1857 réimprimées pour la première fois (à l'abri.)

mars 1866 :
Sous le titre "Nouvelles Fleurs du Mal" quinze poèmes sont publiés dans le Parnasse contemporain, dont cinq figurant dans les "Epaves" et les magnifiques "L'Examen de Minuit" et "Recueillement".
mars 1866 :

Baudelaire est privé de la parole et de l'écrit par une complication cérébrale tardive de sa vieille syphilis. Il mourra à Paris, grabataire, le 31 août 1867. Michel Lévy, seul enchérisseur, rachétera pour la somme dérisoire de 1750 francs les droits de toutes les oeuvres propres. (Il détenait déjà, on s'en souvient, les droits de toutes les traductions de Poe.)

Mon Coeur mis à nu, de la vaporisation et de la du moi. Tout est là.

Fin de la première partie.

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